Vallée des reines

Situées dans une zone beaucoup moins sèche que la Vallée des Rois, les tombes de cette nécropoles font l’objet de consolidation et de restauration. La plus fastueuse est celle de Nefertari, la grande épouse de Ramsès II.

La vallée, appelée actuellement "Bïbâm el-Harim" (Les Portes des Reines), est en retrait vers le désert comme celle des Rois, qui se trouve à un kilomètre et demi plus au nord. Elle est moins triste que cette dernière et plus proche du village des artisans, Deir el-Medineh, auquel elle est encore reliée par un sentier primitif qui enjambe de basses collines. Le long de la gorge d’accès, on trouve des stèles commémorant les entreprises de Ramsès III. Sur les rochers on voit encore gravées des pierres à Anubis.

On a découvert dans la vallée 80 tombeaux alors inachevés ou gravement endommagés. Parmi ceux-ci, plusieurs ont été noircis par le feu des bivouacs des anciens profanateurs, d’autres furent transformés en étables. Presque tous ces tombeaux sont de la XIXème et de la XXème dynasties, c’est-à-dire datant de 1300 à 1100 av. J.-C. environ. Les plus importants sont ceux destinés à l’épouse et à trois des enfants, morts en bas-âge, de Ramsès III.

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Situation de la Vallée des Reines

L’ampleur et la disposition des pièces creusées dans le rocher rappellent la structure des tombeaux nobiliaires plutôt que des grandes hypogées des pharaons. Même les peintures qui les décorent, bien que traitant des mêmes thèmes que ceux traités dans les tombeaux royaux, sont d’un ton mineur et s’expriment en formes vives et moins solennelles. Ces caractéristiques sont évidentes surtout dans les tombeaux des princes au point de sembler avoir été exécutées par le même genre d’artistes que ceux qui ont décoré les tombeaux des nobles. Une autre caractéristiques des tombeaux des princes est constituée par les scènes où sont représentés les rites d’offrandes aux dieux : à côté des scènes où le prince est seul, on voit celles où il est accompagné de son père Ramsès III qui le présente au dieu de l’au-delà.

Il faut remarquer, enfin, que les tombeaux des princes Khamouast et de la reine Néfertari, outre qu’ils sont les plus complexes, conservent la structure des tombeaux royaux, même s’ils sont de dimensions notablement inférieures.

Informations sur cet article
  • Auteur(s) : Thomas
  • Publication : 15 mars 2005
  • Mise à jour : 5 mai 2006
  • Profil(s) : Egyptologue

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