Sethi 1er

Séthi, dont le nom rappelle la dévotion de sa famille au dieu Seth, a probablement été associé au trône dès les débuts du règne de son père. "Aimé de Ptah", "Image de Rê", "Taureau Puissant qui apparaît dans Thèbes", Séthi 1er affirme sa volonté d’équilibre entre les différents clergés. Son règne de quatorze années se caractérise par une politique extérieure dynamique tout imprégnée de l’idéologie conquérante des Thoutmosides.

Il étend la zone d’influence égyptienne jusqu’à Qadesh, qu’il conquiert provisoirement (comme en témoigne une stèle laissée sur place pour célébrer l’événement), et poursuit la restructuration économique du pays en rouvrant mines et puits, aussi bien au Sinaï qu’en Nubie. Il est à noter que Ramsès II, lui, ne parviendra jamais à reprendre Qadesh et que ce sera certainement pour lui un douloureux constat d’échec.

La tombe de Séthi 1er (KV17) est une des plus belles de la Vallée des Rois. L’esthétique y allie harmonieusement la sensibilité héritée de l’époque amarnienne à l’héritage de la dynastie précédente. Un plafond astronomique exceptionnel y fait écho à celui de la tombe de Senenmout - architecte de la reine Hatchepsout (1478-1458) -, le premier du genre connu en Egypte.

Séthi choisit certainement son fils comme corégent, mais peut-être pas aussi précocement que ne le proclame celui-ci, qui, conscient du contenu idéologique de sa fonction, n’aura de cesse de surpasser ses prédécesseurs (à commencer par son vénéré père) en tous les domaines, et de le faire savoir.

Lorsque, encore dans la force de l’âge, Séthi "rejoint son horizon" après un règne que la gloire de son fils ne doit pas nous faire oublier, il est assuré de la succession. En effet, Ramsès, excessif en tout, y compris dans l’accomplissement de ses devoirs dynastiques auxquels il se consacre avec entrain, est déjà pourvu d’une descendance nombreuse, d’un harem bien fourni et de deux épouses officielles, Néfertari et Isis-Nofret, auxquelles viendront s’adjoindre au moins quatre de ses propres filles et fait exceptionnel, une princesse hittite qui portera le titre de Grande Epouse Royale, jamais encore attribué par un pharaon à une étrangère.

Informations sur cet article
  • Auteur(s) : Thomas
  • Publication : 17 mars 2005
  • Mise à jour : 17 mars 2005
  • Profil(s) : Egyptologue

Réactions

Répondre à cet article Pas de messages pour le moment

L´Egypte Ancienne de Toutankharton - Contenu sous Licence Creative Commons BY-NC-SA - Valide HTML 4.01 et CSS 2 - Design, maintenance :Thomas Joulin



Partenaires : Egypte Antique Photos d'Egypte