Sekhaou, Khaibit

Sekhaou

La possibilité de conscience est capacité d’inscription. L’homme a divers centre d’inscription dont le cerveau (siège de la mémoire la moins durable,puisque disparaissant après la mort avec la matière cérébrale).

Pour que la mémoire subsiste avec les diverses incarnations, il faut que les notions soient inscrites de telle manière que l’individu soit pénétré entièrement de cet acquis : c’est alors la conscience innée ou organique à travers les règnes, qui se traduit par l’instinct : elle est conscience des fonctions.

Le rapport entre conscience instinctive-passionnelle et conscience cérébrale devient émotion et conscience vitale . Ce que le cerveau a enregistré de la mémoire émotive s’efface à la mort de cet organe. "Mais, ce qui , dans les émotions, est causé par la conscience vitale et les appetits organiques, instinctifs, passionnels impressionne un autre milieu d’inscription qui subsiste plus ou moins longtemps après la "mort".

Le milieu d’inscription des consciences acquises se modifie avec l’évolution du sujet, passant de la matérialité à des états de moins en moins corporels. Cette conscience est alors individualisée au fur et à mesure des kheprou (passages terrestres, de l’amybe à l’Homme) et laisse inscrite une conscience innée inférieure : à la mort du sujet, elle quitte le corps et les kaou inférieurs, et va attendre le désincarné dans le Monde Supérieur qui est de sa Nature (= en clair évolution de conscience). Sekhaou désigne dans ce schéma la mémoire cérébrale, l’inscription des tendances innées .

Khaibit

On a vu plus haut que Khaibit est l’Ombre ou fantôme. Il est temps de préciser.

La conscience instinctive dont je viens de parler, s’inscrit dans un milieu : Khaibit, l’Ombre.

Khaibit est le corps instinctif et émotionnel du défunt : à cause de ces inscritpions qui se sont faites tout au long de son vivant, elle est à son image et à sa ressemblance. Les consciences organiques constituent les Ka animaux du défunt (les 4 Ka élémentaires organiques) et font partie avec l’Ombre-Khaibit de son Ka inférieur.

A la mort du défunt les diverses enveloppes (=milieux d’inscription) se différencient selon l’état où le défunt les abandonne. Khaibit se précise alors, se dégageant "comme une Ombre" ou forme impure du Ka individuel. Impure ici au sens de double nature donc n’étant pas homogène, et étant destructible : elle tient de l’Esprit, mais est affectée par le corps dans ses affinités instinctives non-épuisées. Elle conserve donc la soif ou "envie" Sethienne et la soif exaltante du ib.

Elle tient donc du germe héréditaire de la rate et de la forme personnelle imprimée par heredité paternelle et incarnation personnelle dans le foie. (Cf Papyrus médical Ebers) . L’autre partie de Khaibit est exprimée par les réactions émotives du coeur-hati et inscrit le coeur-conscience tekh.

D’où la phrase : "Ô mon coeur de ma mère, tu es le Ka de mes Kheprou..." Ce coeur-conscience est le témoin permanent de l’expérience vitale dans les existences et transformations de l’individu. Il pénètre le corps en chaque cellule, chaque recoins, et s’en dégage après la mort en gardant donc la forme du corps : c’est Khaibit. Pour l’homme normal elle dure aussi longtemps que dur le corps charnel du cadavre. Pour celui qui est devenu maître de son Ka, il se libère de Khaibit, puisqu’il n’est plus esclaves de ses affinités instinctives, en ayant pris conscience.

Informations sur cet article
  • Auteur(s) : her bak
  • Publication : 29 juillet 2005
  • Mise à jour : 29 juillet 2005
  • Profil(s) : Egyptoexpert

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