Projet d’egyptothèque online de Dimitri Meeks

L’égyptologie française s’honore de scientifiques internationaux dans plusieurs domaines. L’un d’entre eux, le spécialiste incontesté de la lexicographie et du vocabulaire hiéroglyphique vient de faire une proposition importante pour la communauté égyptologique toute entière.

Dimitri Meeks, l’auteur des 3 volumes de "l’Année lexicographique", l’égyptologue qui a fait du mot égyptien l’une des constances de ses recherches vient de proposer à l’Institut français d’archéologie du Caire (IFAO), sous sa direction scientifique, la création d’une base de données lexicales fondée sur sa très importante documentation, qu’il a rassemblée depuis de longues années.

Pour tous ceux qui suivent ses travaux, cette décision était fortement espérée pour de nombreuses raisons dont voici les plus essentielles :

Que le capital énorme (environ 25000 termes) du vocabulaire hiéroglyphique créé pendant 3000 ans, travaillé en France, ne fasse pas les beaux jours de quelque institution étrangère à l’affût de tout ce que nos propres institutions négligent.

L’université française forme de nombreux jeunes égyptologues de langue française investis dans les recherches épigraphiques, lexicographiques, linguistiques. Un tel programme est pour eux un espoir de travail après des années d’études très difficiles.

L’IFAO est en mesure, aujourd’hui, de concevoir des bases de données scientifiques et de les mettre à disposition sur Internet. Si cela est possible, nous le devons à des politiques volontaristes dans le domaine des technologies de la communication mises en place par les précédentes directions de l’IFAO, dont bien entendu Bernard Mathieu qui s’est très investi pour qu’un service informatique structuré performant existe.

L’IFAO, depuis 2001, a mis en place un programme international paléographique hiéroglyphique conçu et dirigé par Dimitri Meeks, qui recense, à l’identique, les signes créés depuis le début de l’écriture jusqu’à son extinction 3 millénaires après. Toute cette documentation numérisée peut aussi faire l’objet d’une base de données de signes hiéroglyphiques, c’est une ligne de réflexion.

La Commission mixte IFAO-CNRS qui se réunit le 4 novembre va certainement se prononcer sur la proposition de Dimitri Meeks, nous attendons avec impatience les avis qui vont y être émis et la décision de l’IFAO.

Dimitri Meeks a bien sur précisé qu’il ne voyait aucun inconvénient à ce que sa proposition soit aussi portée à la connaissance de la communauté des égyptophiles. Il sait tout l’intérêt qu’elle porte aux outils pédagogiques facilitant l’accès à une meilleure connaissance de cette période de l’Antiquité, excessivement populaire dans notre pays.

Informations sur cet article
  • Auteur(s) : Thomas
  • Publication : 1er novembre 2005
  • Mise à jour : 1er novembre 2005

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