Les périodes egyptiennes

Période thinite

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La période thinite (ou Époque archaïque) commence sous la première dynastie pharaonique et se termine sous la seconde. Elle couvre une période allant des environs de 3100 à 2700 avant notre ère. Son nom provient de la ville de Thinis, près d’Abydos, d’où étaient originaires les pharaons de ces dynasties. La capitale est déjà Memphis, qui a une situation géographique intermédiaire entre le Nord et le Sud. Le nom égyptien de Memphis signifie « les murs blancs », mais un pharaon de la VIe dynastie, Pépi Ier, y fera construire une pyramide que les Égyptiens appelleront Men-nefer, « stable est la beauté » et qui donnera le nom au site.

  • Ire dynastie (3100 à 2900 avant notre ère),
  • IIe dynastie (2900 à 2700 avant notre ère).

Le premier pharaon de cette période est le roi Ménès (ou Narmer) qui unifie les deux terres. Sous la deuxième dynastie, tous les systèmes égyptiens sont en place, dont la religion qui se stabilisera dans toutes les époques.

L’art de l’epoque thinite

L’art de l’époque thinite regroupe la production artistique des deux premières dynasties égyptiennes, entre 3000 et 2700 avant notre ère. D’un point de vue historique, on observe les premiers traces d’écriture et d’unification de l’Égypte, tandis que Memphis voit le jour. La capitale se trouve à This, une ville sans doute située au nord d’Abydos, mais encore non formellement identifiée.

Architecture et stèles funéraires

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Stèle du roi-Serpent
antiquités égyptiennes du Musée du Louvre. Stèle de calcaire datant de la Ire dynastie. Elle fut decouverte dans la tombe de Ouadji-Djer (Le roi-Serpent) à Abydos.

Il est intéressant de remarquer que chaque roi a deux tombes (dont un cénotaphe), l’une à Abydos et l’autre à Saqqarah, sans doute pour marquer sa domination à la fois sur la haute et la basse Égypte dans un pays à peine unifié.

C’est à Saqqarah qu’apparaissent les premiers mastabas, destinés encore au seul pharaon et entourés de tombes de courtisans. De forme trapézoïdale, ils possèdent un toit plat et un décor de redans. Il s’agit encore d’une architecture de brique crue, bien qu’apparaissent les premiers éléments en pierre (linteaux, jambages de portes). Stèle du roi Djet, prov. Abydos, 1ère dynastie, musée du Louvre

Chaque tombe, qu’elle soit royale ou non, est marquée par une stèle. Celle du roi Djet, ou roi-serpent, provient d’Abydos. Elle mesurait environ 2,50 mètres de haut, mais ne reste actuellement que la partie supérieure, décorée d’un faucon perché sur une enceinte à redans où se trouve un serpent. Il s’agit en fait du nom d’Horus du roi, une titulature crée à la période thinite et qui apparaît ici pour la première fois ou presque. La fonction de telles stèles est sujette à discussion : s’agit-il d’objets servant à remplacer le défunt inhumé ailleurs, où simplement de marqueurs de propriété, placés à l’entrée de la tombe et indiquant le nom du locataire ? Quoiqu’il en soit, la stèle de Djet est l’un des chef-d’œuvre de l’art de cette période en raison de la qualité du relief. Les stèles de particuliers, comme celle de Nytoua et Nytneb au musée du Louvre, sont plus beaucoup plus petites et rectangulaires le plus souvent.

Mobilier funéraire

Le mobilier funéraire à cette période se diversifie. On connaît des récipients en terre cuite et en albâtre, des jeux, des représentations féminines en ivoire d’hippopotame, etc. Le travail de cette matière prend une grande importance.

Statuaire

Pendant la plus grande partie de la période thinite, la statuaire reste assez archaïque, se limitant à des figurines d’ivoire. Cependant, à la fin de la période, le travail de la pierre se développe, et des statuettes du roi Khaserem en pierre sont créées pour son grand complexe de Hierakonpolis. L’une, en grauwacke, est conservé au musée égyptien du Caire, tandis que la seconde, un peu plus grande (62cm) et en calcaire, se trouve à l’Ashmolean museum d’Oxford.

Le roi est assis sur un trône à dossier bas portant sur le socle la représentation des 47209 rebelles abattus par le roi, un thème qui apparaît déjà à l’époque de Nagada sur les palettes à fard. Il porte la couronne blanche de Haute-Égypte, et le manteau de fête-Sed, une cérémonie durant laquelle les rois étaient censé retrouver les forces de la jeunesse ; ses mains tenaient également des emblèmes. Nous sommes ici en face d’un modèle iconographique qui sera repris dans tout l’art classique égyptien. Du point de vue du style, on remarque la maîtrise du poli, la délicatesse et le soin apportés aux détails du visage, des mains et des pieds, qui marquent une rupture avec les statuettes prédynastiques, mais qui montrent la maîtrise à laquelle les artisans de la pierre sont finalement parvenus.


source : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89gypte_antique%2C_P%C3%A9riode_thinite
Informations sur cet article
  • Auteur(s) : Thomas
  • Publication : 13 octobre 2005
  • Mise à jour : 15 janvier 2006
  • Profil(s) : Egyptologue

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