Les périodes egyptiennes

Préhistoire

On s’intéresse souvent aux périodes telles que la XVIII° dynastie dans l’histoire de l’égypte. Cepandant, un engouement s’est récemment développé pour la préhistoire égyptienne. Elle se découpe en trois grandes parties, similaires à celles de la France : le Paléolithique ("âge de la pierre ancienne"), le Néolithique (désigne respectivement l’âge de la pierre taillée et l’âge de la pierre polie), et la Période Prédynastique, période où l’on verra apparaître le premier pharaon, Menes (ou Narmer), qui aurait unifié le pays.

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Une frise vous permettera de mieux visualiser ces periodes

La plupart des périodes post-Nagada, sont assez bien connues, mais les lacunes sont énormes en ce qui concerne le Paléolithique et le Néolithique égyptien. On a des traces de vie humaine dès le début de l’ère quaternaire, dans la vallée du Nil. Les stades de civilisation sont identiques à ceux des peuples primitifs, nous l’avons dit (Les pierres taillées de la période Paléolithique et pierres polies de la période Néolithique sont les témoins de la présence humaine durant ces époques). Quelques poteries apparaîssent plus tard. L’usage de l’or et du cuivre dans un premier temps, du bronze ensuite intervient à l’époque Énéolithique ou Chalcolithique. Le fer est beaucoup plus tardif.

Le travail des métaux dans la vallée du Nil, où habitait une population se rattachant au groupe hamitique (représenté aujourd’hui au Nord par les Berbères et au sud par les Somalis et les Gallas), coïncide avec l’arrivée d’une nouvelle éthnie, probablement sémitique. Cette vague d’immigration serait venue par la mer Rouge et le désert oriental à la hauteur de Coptos, en provenance de la péninsule arabique, selon certaines hypothèses, ou bien de la Syrie en ayant traversé le désert palestino-sinaïtique selon d’autres. La fusion des deux éthnies formera un peuple égyptien composé essentiellement d’agriculteurs installés le long des rives fertiles du Nil. Cette période est marquée par la naissance de l’écriture hiéroglyphique.

Le paléolithique

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Acheulean Flint Tool

On sait donc peu de choses sur ces periodes reculées de l’histoire égyptienne. On peut quand même découper le paléolithique en deux groupes : les cultures de basse égypte, et celle de haute égypte. C’est important car de tous temps, du paléolithique inferieur j’usqu’à la XVIIIe dynastie, les pharaons essayait de faire regner la paix entre la haute et la basse égypte (d’où la double couronne).

Le paléolithique est à peu pres similaire à celui de l’Europe, c’est surtout le néolithique qui fera se demarquer l’égypte de notre pays, et c’est lui qui explique pourquoi le peuple égyptien est devenue le plus puissant du monde méditéranéen pendant un temps.

Le néolithique

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Faiyum Neolithic Macehead

- 10 000 Av. J.-C., véritable tournant dans l’histoire de l’Egypte : avant, comme toute l’Afrique, la vallée du Nil était desertique et peu propice à l’habitation. Mais le miracle arrive : un profond changement climatique, une montée importante des eaux du Nil, et surtout forte humidité : les regions dersertique voisines devinrent habitables.

Au fil des siecles qui suivèrent ce changement climatique, le sahara accueillit de nouveaux peuple humains, accueillant un peuple qui jusqu’à lors, restait proche de la fraicheur et l’humidité du Nil, et on vit apparaitre les premieres ceramiques et des haches de pierres polie vers les VIII - VIIe millenaire Av. J.-C. Les hommes commence à se sedentariser, mais reste semi-nomades ; il ne conaissent pas l’agriculture, et continuent à chasser, mais il semble qu’ils aient domestiqué le boeuf. En fait, les peuples nilotiques on gardé une technologie et un mode de vie proche de celui du paléolithique final, profitant de la richesse des lieux, laissant les peuples de mesopotamie ce devellopper.

Cet equilibre et cette evolution stagnante fut bouleversée aux VIIe - VIe millénaires Av. J.-C. où une nouvelle vague de secheresse envahit le desert, obbligant les hommes à rejoindre la vallée du Nil. On observe alors un veritable develloppement de la culture néolithique.

Vers le IIIe millénaire Av. J.-C. cnduit à la situation climatique que nous avons actuellement. La vallée du Nil devient un oasis dans le desert africain, où commenca à se develloper une population égyptienne, qui devait quelques millénaires plus tard devenir la plus importante population de l’antiquité.

La période prédynastique

La periode dites de Nagada est la plus importante de la préhistoire égyptienne. Elle se découpe en trois partie (Nagada I,II,III), elles même subdivisées en plus petites parties. Nagada est un petit village du sud de l’égypte où se concentrait la majorité de la population prédynastique.

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carte de l’égypte, zoom sur Nagada :

Le Nagada I

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Vase

D’un point de vue technologique, le nagada I n’invente rien : les égyptiens restent sur leurs acquis de l’époque badarienne. D’un point de vue artistique, c’est un tournant dans l’histoire du pays. On retrouve des vases en terre cuite rouge, polie, avec ou sans bord noir. On trouve aussi des assiettes et des plats, mais aussi de grands recipients àconiques à fond plats dont le col se retrecirat au fil du temps pour faire naitre les premieres bouteilles.

Le nagada I, ou epoque amratienne, fournit un grand nombre de ceramiques en terre rouge, peintent de motifs géométriques, voire de formes végétales. Plus tard, on verra aparaitre des decors et des animeaux, dont le crocodile et l’hipopotame qui nageaient pres des rives du Nil.

Cette culture est bien plus nomade que la précédente : partie de Quéna (rive en face de Nagada) elle s’étend jusqu’aux environs d’Assiout

Ces mouvements sont facilement explicables : ce sont les prémices d’une nouvelle organisation economique et sociale, qui feront la renommée de l’égypte des millénaires plus tard.

Le Nagada II

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Vase

Le nagada II marque un changement dans la fabrication des objets et dans les materiaux utilisés. La culture amratienne (du nagada I) fabriquait les ceramiques rouge à bords noirs. La culture gerzéenne (du nagada II) cède la place à de nombreuses innovations techniques.

La premiere innovation concerne les recipient constitués en limon du Nil mélangés à de la paille hachée. Ce type de céramiques déjà existant s’est devellopé largement durant le Nagada II La seconde innovation est bien plus importante : des ceramiques en argiles fines de diverses provenances, souvent de gisements dans des formations de calcaires. Ces argiles fossiles était plus difficiles à travailler mais bien plus solides et permettaient le stockage des liquides (eau, vins, bieres, miel) et de denrées dans des recipiens de qualité imperméables et solides. Ces ceramiques en argile fossile permirent l’avenement d’un nouveau type de ceramiques décorés qui remplacèrent les vases à peintures blanche de l’époque amratienne.

Il s’agit de recipient petit, ou moyen, à anses, et spheriques. Il étaient peint avec une couleur rouge-violet sur fond creme, et représnetaient des formes géométriques des taches et des spirales. (voir photo à droite)

Le Nagada III

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couteau dit du "Gebel el-Arak"

On remarque un changement etonnant dans les ceramiques : très simples et tubulaires en pâte rosâtre sans motif peint ni gravé et de grandes palettes à fard en grauwach aux motifs sculptés en bas reliefs animaliers, pour certains très élaborés, à la symétrie verticale très nette. C’est tout ce que l’on peut remarquer à propos de l’époque semainienne (du Nagada 3). C’est une époque de transition vers la dynastie 0, vers l’unification des deux terres, vers le debut de l’époque pharaonique. A gauche, une photo d’un couteau dit du "Gebel el-Arak", lieu ou il a été trouvé.

La dynastie 0

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La palette de Narmer

La dynastie 0, c’est le début de l’histoire. Nombre d’incertitudes persiste, malgré les nouvelles découvertes archéologiques, sur les premières dynasties et sur ce qui les précéda. L’histoire de l’Égypte antique, que nous connaissons, est basée sur la chronologie constituée par Manéthon. Mais certaines indications fournies par des chroniques royales et par la découverte d’objets inscrits donnent à penser qu’avant Ménès des monarques, pourvus de certains attributs pharaoniques, avaient régné sur des régions entières de l’Égypte.

Des fouilles de l’Institut allemand dans la nécropole archaïque d’Abydos révélèrent les sépultures de plusieurs rois antérieurs à l’unification : Scorpion Ier, Iri-Hor ( ?), Ka ou Sekhen. Ces tombes renfermaient un riche mobilier, des emblèmes royaux (sceptres), des jarres de vin importées de Palestine, et surtout beaucoup d’objets inscrits confirment que l’écriture était déjà utilisée vers -3150, donc avant le début de la période pharaonique. L’exploitation de ces trouvailles ne fait que commencer, redonnant vie à l’idée de dynastie zéro déjà émise par l’archéologue Flinders Pétrie.

Même s’ils régnèrent sur la Haute Égypte et peut-être plus, on ne peut les considérés comme des pharaons, ce sont leurs successeurs, qui opérèrent l’unification du pays.

Informations sur cet article
  • Auteur(s) : Thomas
  • Publication : 28 mars 2005
  • Mise à jour : 15 janvier 2006
  • Profil(s) : Egyptologue

Réactions

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  • Danielle Marterer :

    Bravo bravo, c’est le 1er site que je trouve avec une visualisation des périodes paléo-néolithique etc. En fait, je cherchais à savoir ce que nous, européens, nous faisions à l’époque où les égyptiens avaient cette civilisation fabuleuse : c’est assez étonnant

    Merci, je reviendrai sans doute sur ce site et pour être sûre je le mets dans mes favoris


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