L’art égyptien

Sculpture

Les temples et les tombes sont remplis de sculptures. Il en existe de trois types :

Les bas-reliefs

La gravure se détache légèrement du fond. Pour cela, on enlève de la matière, sauf dans les parties constituant les motifs. Cette technique est tellement courante qu’on associe souvent (à tort) le mot bas-relief à toutes les techniques de gravure égyptiennes.

Les hauts-reliefs

La gravure se détache nettement du fond (plus de 50%). C’est une technique qui demande donc beaucoup plus de travail que les autres. Dans l’image ci-dessus, le dieu Rê, représenté avec une tête de rapace, est gravé en haut-relief. De part et d’autre, le pharaon Ramsès II faisant offrande de Mâat est, lui, en relief en creux.

Relief en creux

Les reliefs en creux Cette technique consiste à créer des volumes par le creusement en profondeur. Les parties normalement les plus saillantes sont creusées le plus profondément. Apparus à l’époque amarnienne, les reliefs en creux subsisteront durant la période ramesside. C’est la technique la moins coûteuse. Elle a aussi l’avantage de bien "accrocher" la lumière et est donc souvent préférée aux autres pour les reliefs exposés à la lumière du jour. On trouve parfois, dans une même scène, des reliefs en creux associés à des bas-reliefs. Ici, le relief est dans le mur, il n’en dépasse pas. Le relief est donné en marquant les contours des motifs, ce qui est beaucoup plus simple que de dégager toute la surface autour du sujet comme pour les bas-reliefs et hauts-reliefs. On pourrait utiliser le relief comme un moule. Si on verse du plâtre ou de l’or, on obtient un moulage qui ressemble au modèle

L’art amarnien

L’art amarnien est une forme d’art de l’Égypte antique qui révolutionna les canons artistiques classiques en place depuis plusieurs siècles. C’est sous le pharaon Amenophis III que le style amarnien naît, style qui se développera surtout sous le règne de son successeur, Akhénaton. Il se caractérise d’une part par un art délicat où abondent les plantes, les fleurs et les oiseaux, et d’autre part par la représentation plutôt réaliste des personnages poussant parfois même jusqu’à la caricature (alors que l’art traditionnel était plutôt idéaliste).

C’est surtout dans la nouvelle capitale d’Akhénaton, Akhetaton, que cet art se développa. On le retrouve par exemple dans les sépultures des nobles qui furent enterrés dans les environs. Le nom arabe d’Akhetaton est Tell el Amarna, d’où l’adjectif "amarnien".

Informations sur cet article
  • Auteur(s) : Thomas
  • Publication : 30 mars 2005
  • Mise à jour : 30 mars 2005
  • Profil(s) : Egyptologue

Réactions

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  • Les reliefs en creux Cette technique consiste à créer des volumes par le creusement en profondeur. Les parties normalement les plus saillantes sont creusées le plus profondément. Apparus à l’époque amarnienne, les reliefs en creux subsisteront durant la période ramesside.

    >la technique du "relief dans le creux" se généralise sur les sarcophages des souveraines de la XIème dynastie. citation exacte de L’Art Egyptien de Christiane Ziegler et Jean-Luc Bovot.

    Il me semble que l’époque amarnienne est une infime partie de la XIIIème dynastie, et cette époque amarnienne débuta à peu près exactement 753 années après le début de la XIème dynastie.


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