Le combat d’Horus contre Seth

Résumé des épisodes précédents

Seth, le dieu maléfique de la mythologie egyptienne, vient de faire périr son frère Osiris pour s’emparer de la moitié de royaume qui lui revenait. Il l’a découpé en quatorze morceaux qu’il a dispersés dans l’Egypte. Isis, la femme d’Osiris, a réussi, après de longues pérégrinations, à reconstituer tous les morceaux, à l’exception du phallus. Mais elle en fabrique un en argile pour d’accoupler à Osiris et engendrer ainsi un fils qui le vengera. Ce fils est Horus. Plus tard, il réclame le trône qui appartenait à son père et donc lui revient. Il y a une grande bataille entre les deux au cours de laquelle Seth se fait émasculer et Horus se fait arracher un oeil. A la mort de son frère Osiris, Seth s’était emparé du pouvoir. Horus se rendit devant un tribunal divin présidé par Geb ou Rê et revendiqua l’héritage de son père. Finalement, il obtient justice. Selon les versions les plus anciennes, ou Seth est un dieu violent mais nécessaire à l’équilibre de l’univers, Seth reste maître de le Haute Egypte et laisse la Basse Egypte à Horus. Dans les versions plus récentes, ou il est plutot un démon, Horus reste maître de toute l’Egypte. Enfin, dans les plus anciennes versions, Horus et Seth semblent frères mais, plus tard, ils sont considérés comme neveu et oncle. La bataille

Horus jeune, grandissait, caché parmi les roseaux et les papyrus géants ; il apprit à lire dans les livres et il étudiait sur un rouleau de papyrus étalé sur ses genoux, pour apprendre à déchiffrer les signes sacrés. Il grandit ainsi et Osiris revint une fois sur la terre pour armer son fils et le préparer aux combats. Il lui demanda :"Qu’est ce qui doit être estimé la plus belle action dans la vie d’un homme ? "Et Horus répondu sans hésiter :"Venger son père et sa mère de ceux qui leur ont fait du mal. "Alors Osiris résolut d’offrir à son fils le secours d’un animal pour l’aider dans les combats, et il dit à Horus de choisir son compagnon de bataille entre le lion et le cheval. Et Horus préféra le cheval "parce que, dit-il, le lion est bon contre les lâches, mais le cheval permet à son cavalier de poursuivre l’ennemis. "Alors Osiris, rassuré, retourna vivre paisiblement dans l’autre monde. Horus se consacra tout entier au rôle de vengeur de son père. Il chaussa des sandales blanches pour traverser le pays. Il réunit autour de lui les Egyptiens restés fidèles à Osiris et rassurés depuis qu’ils avaient pour chef son propre fils ; on les nomma tantôt les survivants d’Horus et tantôt les serviteurs d’Horus. Ils comptent parmi eux des guerriers armés d’arc, des guerriers armés du boomerang conduits par le chien Oupouaout, dont l’insigne est traversé d’une massue. Ils ne perdirent pas de temps pour attaquer les conjurés de Seth. Ceux-ci surpris par l’attaque, se métamorphosèrent en gazelles, puis en crocodiles, puis en serpents, tous animaux impurs et dévoués à Seth. Trois jours durant les chefs se battirent sans résultat, hommes d’abord, puis hippopotames - et la bataille continuait, corne à corne.

Au cours de ce terrible combat, Horus parvint à émasculer Seth, tandis que celui-ci arrache son oeil gauche. Heureusement Thot guérit Horus. Les deux yeux d’Horus sont la lune (oeil gauche) et le soleil (oeil droit). D’où les phases lunaires : lorque Seth arrache l’oeil, c’est la nouvelle lune, et lorsque Thot le guérit, c’est la pleine lune.

La guerre ne finit jamais ; le combat continuait sans qu’aucun fût vainqueur, si bien que les dieux appelèrent les deux rivaux devant leur tribunal, et tous deux convinrent d’accepter comme arbitre Thot, seigneur d’Hermopolis. Le Papyrus Chester Beatty : le procès

Le Papyrus Chester Beatty date du règne de Ramsès V (environ 1160 av. J.-C.), ce conte très irrévérencieux dépeint dans un langage populaire le monde des dieux divisés par des querelles assez sordides et n’apparaissant pas à leur honneur. L’auteur souligne les faiblesses et les défauts des dieux et s’enhardit à parler d’eux sur un ton familier voire irrespectueux.

Horus est représenté comme un enfant, faible de constitution et de caractère mais ingénieux et ayant hérité de la bonté de son père Osiris. Seth au contraire est dépeint comme un être fort, brutal, aux mœurs grossières, un rustre facile à berner. Autour d’eux gravitent d’autres dieux. Le " Maître Universel " qui est à la fois Râ-Harakhti et Atoum d’Héliopolis, est un seigneur orgueilleux et irritable, dirigeant les combats avec partialité et protégeant Seth qu’il redoute. Isis, mère tendre et vigilante, mène énergiquement la lutte contre l’ennemi de son fils. Neith, du fond de sa retraite, envoie son témoignage en faveur d’Horus. Osiris menace de ses démons les dieux et déesses coupables de mauvaises actions. Chou propose d’accorder la couronne à Horus. Interviennent également Banebdedet , prudent et circonspect et Thot, l’écrivain, aussi habile que sage, au service des dieux ignorants.

Le procès engagé devant l’Ennéade dure depuis quatre-vingts ans quand commence la narration. Nous assistons aux dernières phases de la lutte et au triomphe final d’Horus, sa victoire étant celle du bien sur le mal.

Voici la traduction de ce papyrus ("VSF" signifie "Vie, santé et Force") : Horus et Seth se disputent l’héritage d’Osiris

Commencement du jugement d’Horus et Seth, aux manifestations mystérieuses, les plus grands des princes qui aient existé. Comme un jeune dieu se tenait assis devant le Seigneur de l’univers , réclamant la fonction de son père Osiris aux belles apparitions, le fils de Ptah, qui éclaire l’Occident de sa lumière - tandis que Thot présentait l’œil oudjat au Grand Magistrat qui est dans Héliopolis -, Shou fils de Rê dit à Atoum, le Grand Magistrat qui est dans Héliopolis :
- La justice domine la force ! Mets-la en pratique en déclarant : "Donnez la fonction à Horus !" Et Thot ajouta, par-devant l’Ennéade :
- C’est un million de fois juste ! Alors Isis poussa un grand cri, heureuse au plus haut point. Elle se plaça devant le Seigneur de l’univers et déclara :
- Que le Vent du nord aille vers l’Occident, et porte la nouvelle à Ounnéfer VSF ! Puis Chou fils de Rê dit :
- Présente l’oudjat ! Cela paraît juste à l’Ennéade ! Mais voici ce qu’objecta le Seigneur de l’univers :
- Quelle est donc cette manière de rendre un verdict à vous seuls ? Un dieu insista :
- Que Thot compose le cartouche d’Horus et place la couronne blanche sur sa tête ! Mais le Seigneur de l’univers garda le silence un long moment, irrité contre l’Ennéade. Seth, fils de Nout, déclara alors :
- Laisse-le sortir avec moi. Je te ferai constater que ma main l’emporte en force sur sa main, en présence de l’Ennéade, puisqu’on ne peut invoquer aucune clause légale pour le débouter. Mais Thot objecta :
- Ne rechercherions-nous pas le mensonge, si c’était à Seth que nous donnions la fonction d’Osiris alors que son fils Horus se trouve présent ? Rê-Horakhty se mit alors très en colère, et, comme c’est à Seth dont la force est grande, le fils de Nout, que Rê désirait donner cette fonction, Onouris se lamenta bruyamment devant l’Ennéade, disant :
- Qu’allons-nous faire ? Alors Atoum, le Grand Magistrat qui est dans Héliopolis, dit :
- Faites appeler Banebdjed, le grand dieu vivant, pour qu’il départage ces deux jeunes gens. On alla donc chercher Banebdjed, le dieu grand, qui réside à Sétyt, pour l’amener devant Atoum et PtahTaténen, et celui-ci leur dit :
- Départagez ces deux jeunes gens, et faites qu’ils cessent ainsi de passer leur temps à se quereller chaque jour ! Mais Banebdjed, le grand dieu vivant, répondit ainsi à ces propos :
- Ne permettez pas que nous prenions une décision par ignorance. Faites envoyer une lettre à Neïth la Grande, la mère du dieu, et ce qu’elle dira, nous le ferons. Alors l’Ennéade précisa à Banebdjed, le grand dieu vivant :
- C’est dans la salle Unique de justice qu’on a fait leur procès la première fois. Thot écrit à Neith ; réponse de Neith

Et l’Ennéade dit à Thot, devant le Seigneur de l’univers
- Ecris donc une lettre à Neïth la Grande, la mère du dieu au nom du Seigneur de l’univers, le taureau qui réside dans Héliopolis ! Thot répondit :
- Je vais le faire. Voyez : je vais le faire, je vais le faire ! Il s’assit pour écrire ladite lettre, laquelle fut rédigée en ces termes :

"Le roi de Haute et Basse-Egypte " Atoum-Rê, aimé de Thot ", le seigneur du Double-Pays " l’Héliopolitain, soleil qui éclaire le Double-Pays de sa lumière, grande Crue qui inonde les terres, Rê-Horakhty " (tandis que Neïth la Grande, la mère du dieu, qui a éclairé le premier visage, est vivante, en bonne santé et jeune), ba vivant du Seigneur de l’univers, le taureau dans Héliopolis, roi accompli de Ta-Méri. Cet humble serviteur passe la nuit, à cause d’Osiris, à consulter le Double-Pays, chaque jour, alors que Sobek est stable à jamais. Qu’allons-nous faire de ces deux hommes qui se trouvent dans le tribunal depuis quatre-vingts ans, et qu’on ne sait comment départager ? Ecris-nous ce que nous devons faire ! "

Neïth la Grande, la mère du dieu, répondit donc à l’Ennéade par une lettre rédigée comme suit :

"Donnez la fonction d’Osiris à son fils Horus ! Ne commettez pas de tels exemples d’injustice, qui sont vraiment déplacés, ou je me mettrai en colère et le ciel s’écrasera au sol. Et que l’on dise au Seigneur de l’univers, le taureau qui réside dans Héliopolis : " Double en compensation les biens de Seth : donne-lui Anat et Astarté, tes deux filles ; mais place Horus à la place de son père Osiris !" L’Ennéade délibère

La lettre de Neïth la Grande, la mère du dieu, parvint à l’Ennéade alors qu’elle siégeait dans la salle d’Horus Khenty Abou. On remit cette lettre à Thot en main propre. Il la lut devant le Seigneur de l’univers et l’Ennéade au complet. Et tous de s’exclamer, à l’unanimité : "Cette déesse a raison !" Mais le Seigneur de l’univers se mit en colère contre Horus et lui dit :
- Tu es un gringalet, et cette fonction est trop grande pour toi, gamin à la mauvaise haleine ! Ce qu’entendant, Onouris se mit aussi en colère au plus haut point ainsi que l’Ennéade entière, c’est le Conseil des Trente VSF , et le dieu Baba s’avança, pour dire à Rê-Horakhty : "Ton naos est vide"

Rê-Horakhty fut atterré de la réponse qui lui avait été faite. Il s’allongea sur le dos, l’esprit vraiment très affligé. Alors l’Ennéade sortit et cria avec véhémence au visage du dieu Baba :
- Sors donc ! Ce sacrilège que tu as commis dépasse la mesure ! Puis ils sortirent pour regagner leurs tentes. Le grand dieu passa une journée tout seul, allongé sur le dos dans son pavillon, l’esprit suprêmement affligé. Après un long moment, Hathor, maîtresse du Sycomore du Sud , s’en vint et se plaça devant son père, le Seigneur de l’univers, puis dévoila son sexe à ses yeux. Le grand dieu en retrouva sa bonne humeur et retourna siéger avec la Grande Ennéade. Puis il dit à Horus et à Seth :
- Exposez votre cas ! Horus et Seth défendent leur cause

Seth dont la force est grande, le fils de Nout déclara :
- En ce qui me concerne, je suis Seth, dont la force est grande parmi l’Ennéade. Je tue l’ennemi de Rê chaque jour quand je me tiens à la proue de la Barque des Millions, alors qu’aucun autre dieu ne peut le faire ; le vais donc recevoir la fonction d’Osiris. Ils se dirent alors les uns aux autres : "Seth, fils de Nout, a raison. " Mais Onouris et Thot objectèrent en criant :
- Est-ce à un frère utérin que l’on doit donner cette fonction, alors que le propre fils charnel se trouve présent ? Cependant Banebdjed, le grand dieu vivant, rétorqua :
- Est-ce à ce gamin que l’on doit donner cette fonction, alors que Seth, son frère aîné, se trouve présent ? L’Ennéade demanda au Seigneur de l’univers, en poussant les hauts cris :
- Quelles sont ces paroles qui viennent d’être dites, et qui ne valent pas qu’on les entende ? Horus fils d’Isis ajouta :
- Il n’est pas bien que je sois dépouillé devant l’Ennéade, et que me soit enlevée la fonction de mon père Osiris ! Isis se mit en colère contre l’Ennéade, et devant elle jura par le dieu :
- Par ma mère la déesse Neïth, par Ptah-Taténen aux plumes dressées, qui subjugue les cornes des dieux, si l’on fait s’arrêter ce procès devant Atoum, le Grand Magistrat qui est dans Héliopolis, la même chose se produira dans sa barque ! Alors l’Ennéade lui dit :
- Ne te fâche pas ! On rendra justice au juste et on fera tout ce que tu dis ! Seth, fils de Nout, se mit en colère contre les dieux de l’Ennéade, lorsqu’ils eurent dit ces paroles à Isis la Grande, la mère du dieu, et il leur déclara :
- Je vais prendre mon gourdin qui pèse quatre mille cinq cents némès , et je tuerai l’un de vous chaque jour. Puis il jura par le Seigneur de l’univers : " Je ne resterai pas dans le tribunal tant qu’Isis s’y trouvera." Alors Rê-Horakhty leur donna ces instructions :
- Allez en bateau dans l’Ile du Milieu et délibérez là-bas. Mais dites à Nemty le passeur : "Ne fais passer aucune femme ressemblant à Isis." L’Episode de l’Ile du Milieu

L’Ennéade alla en bateau dans l’lle du Milieu et s’installa pour manger des provisions. Mais Isis vint et s’approcha de Nemty le passeur, alors que celui-ci était assis tout près de son bateau, après s’être transformée en une vieille femme qui ne marchait que courbée ; et elle avait un petit anneau d’or à la main. Elle lui dit :
- C’est pour que tu me fasses passer dans l’Ile du Milieu que je suis venue à toi, car si je porte ce vase de farine, c’est pour le petit garçon qui garde des bêtes dans l’Ile du Milieu depuis cinq jours et qui a faim. Il lui répondit :
- On m’a dit : "Ne fais traverser aucune femme." Elle lui rétorqua :
- Ce n’est qu’à propos d’Isis qu’on t’a dit ce que tu viens de répéter. Il lui demanda :
- Que me donneras-tu pour que je te fasse passer dans l’Ile du Milieu ? Isis lui répondit
- Je te donnerai ce pain. Mais lui :
- A quoi me servirait ton pain ? Est-ce seulement pour le prix de ton pain que je vais te faire passer dans l’Ile du Milieu, alors qu’on m’a dit : " Ne fais traverser aucune femme " ? Elle lui promit :
- Je te donnerai cet anneau d’or que je porte au doigt. Il lui répondit :
- Donne-moi cet anneau d’or. Elle le lui donna et il la fit passer dans l’Ile du Milieu. Mais, alors qu’il passait sous les arbres, elle regarda et vit l’Ennéade, assise en train de manger des provisions devant le Seigneur de l’univers, qui se tenait dans son pavillon. Seth aussi regarda et la vit qui se trouvait là, toute proche mais comme éloignée à la fois. Elle récita une formule magique et se transforma en une jeune fille au physique parfait, telle qu’il n’y en avait aucune autre par tout le pays. Il en tomba éperdument amoureux : il se leva, lui qui était assis en train de manger des provisions avec l’Ennéade, et se porta à sa rencontre, alors que personne ne l’avait encore vue, sauf lui. Il se plaça derrière un sycomore et l’appela :
- Je suis ici avec toi, belle enfant ! Elle lui répondit :
- Réfléchis à ceci, mon grand seigneur : moi, j’étais la femme d’un berger. Je lui ai mis au monde un enfant mâle, mais mon mari est mort, et le garçon s’est mis à garder les bêtes de son père. Mais lorsqu’un homme étranger est venu, il s’est assis dans mon étable et a dit à mon enfant : " Je vais te battre et prendre les bêtes de ton père, puis je te jetterai dehors " ; voilà ce qu’il lui a dit. Et je désire te faire son champion. Seth lui répondit :
- Est-ce à l’homme étranger que l’on va donner les bêtes alors que le fils du mâle se trouve présent ? Alors Isis se transforma en milan. Elle s’envola, se posa au sommet d’un acacia et cria à Seth :
- Pleure donc ! C’est ta propre bouche qui l’a dit ! Et c’est ta propre sagacité qui t’a jugé toi-même ! Que te faut-il de plus ? Il resta là à pleurer, puis se rendit tout en larmes à l’endroit où se trouvait Rê-Horakhty. Rê-Horakhty lui demanda : Que t’est-il encore arrivé ? Seth lui répondit :
- Cette vilaine femme est revenue me tourmenter. Elle m’a encore tourné en ridicule, après s’être transformée sous mes yeux en une belle jeune fille et m’avoir dit : " Moi, j’étais la femme d’un berger. Il est mort, mais je lui avais mis au monde un enfant mâle et il gardait une partie des bêtes de son père. Mais un homme étranger est venu dans mon étable avec mon fils et je lui ai donné du pain. De nombreux jours plus tard, ce vagabond a dit à mon fils : "Je vais te battre et prendre les bêtes de ton père, et elles seront à moi" ; tel est ce qu’il a dit à mon fils ", me dit-elle. Rê-Horakhty lui demanda :
- Que lui as-tu répondu ? Seth lui répondit :
- Je lui ai répondu : "Est-ce à l’homme étranger que l’on va donner les bêtes alors que le fils du mâle se trouve présent ?" lui ai-je dit. "On frappera le vagabond au visage avec un bâton, on le jettera dehors, et on placera le fils à la place de son père", lui ai-je dit. Alors Rê-Horakhty lui dit :
- Eh bien, vois donc : c’est toi qui t’es jugé toi-même ! Que te faut-il de plus ? Mais Seth lui demanda :
- Qu’on aille me chercher Nemty le passeur, et qu’on lui applique une bastonnade sévère : "Pourquoi l’as-tu laissé traverser ?" voilà ce qu’on lui dira. On alla donc chercher Nemty le passeur pour l’amener devant l’Ennéade, et on lui coupa l’avant des pieds. Alors Nemty abjura l’or devant la Grande Ennéade, par un serment observé jusqu’à ce jour : "Que pour moi l’or soit le tabou de ma ville !" L’Ennéade reconnaît les droits d’Horus

La Grande Ennéade retraversa vers la rive occidentale et s’installa sur la montagne. Au crépuscule, Rê-Horakhty et Atoum seigneur du Double-Pays, l’Héliopolitain, écrivirent à l’Ennéade :

"Quel travail faites-vous, assis ici ? Les deux jeunes gens, vous les laissez passer leur vie au tribunal ! Lorsque cette lettre vous parviendra, vous placerez la couronne blanche sur la tête d’Horus fils d’Isis, et vous le désignerez à la place de son père Osiris."

Seth devint fou de rage, mais l’Ennéade lui dit
- Pourquoi te fâches-tu ? N’est-ce pas selon ce que disent Atoum seigneur du Double-Pays, l’Héliopolitain, et Rê-Horakhty que l’on doit agir ? Et l’on fixa la couronne blanche sur la tête d’Horus fils d’Isis. Mais Seth, hors de lui, jeta ce hurlement à la face de l’Ennéade :
- Est-ce à mon frère cadet que l’on doit donner cette fonction, alors que je suis présent, et suis son frère aîné ? Puis il jura :
- On enlèvera la couronne blanche de la tête d’Horus, fils d’Isis, et on la jettera à l’eau, et je lui disputerai la fonction de souverain. Et Rê-Horakhty acquiesça. La décollation d’Isis

Seth dit alors à Horus :
- Viens, changeons-nous en deux hippopotames et plongeons dans les flots au milieu de la mer. Et celui qui remontera avant trois mois révolus, cette fonction ne lui sera pas donnée. Ils plongèrent donc tous les deux, et Isis resta assise là, à se lamenter : " Seth a tué Horus mon fils ! " Elle alla chercher une pelote de fil et en fit une corde d’arpentage, puis elle alla quérir un dében de cuivre et le fondit pour en faire une arme aquatique. Elle lui attacha la corde d’arpentage et la lança dans l’eau, à l’endroit où Horus et Seth avaient plongé. Mais le harpon mordit dans le corps de son fils Horus. Celui-ci poussa un grand cri
- Au secours, ma mère Isis, maman ! Crie à ton harpon de se détacher de moi ! je suis Horus fils d’Isis ! Isis hurla donc au harpon :
- Détache-toi de lui ! Vois ! C’est mon fils Horus, mon petit ! et son harpon se détacha de lui. Elle le lança de nouveau dans l’eau, et il mordit dans le corps de Seth. Celui-ci alors hurla
- Que t’ai-je fait, ma sœur Isis ? Crie à ton harpon de se détacher de moi ! je suis ton frère utérin, Isis ! et elle éprouva pour lui une grande compassion. Seth alors la héla :
- Préfères-tu l’homme étranger à ton frère utérin Seth ? Isis cria à son harpon
- Détache-toi de lui ! Vois ! C’est le frère utérin d’Isis, celui dans quoi tu as mordu ! Et le harpon se détacha de lui. Alors Horus fils d’Isis se fâcha contre sa mère Isis et sortit de l’eau, la face terrifiante, tel une panthère du Sud, son couteau pesant seize dében à la main. Il décapita sa mère Isis, la prit dans ses bras et escalada la montagne, où Isis se transforma en une statue de femme sans tête en silex. Rê-Horakhty demanda à Thot :
- Qui est celle-ci qui est venue et qui n’a pas de tête ? Thot répondit à Rê-Horakhty :
- Mon bon seigneur, c’est Isis la Grande, la mère du dieu, que son fils Horus a décapitée. Alors Rê-Horakhty poussa les hauts cris et dit à l’Ennéade :
- Vite ! Infligeons-lui un châtiment exemplaire ! L’Ennéade gravit donc ces montagnes à la recherche d’Horus fils d’Isis. Mais comme Horus dormait à l’ombre d’un arbre Chenouchâ au Pays de l’Oasis, Seth le trouva, le captura, le jeta dos au sol sur la montagne, lui arracha les yeux de leurs orbites et les enterra au sommet de la montagne pour éclairer la terre ; et les prunelles de ses yeux devinrent deux bourgeons qui s’épanouirent en fleurs de lotus. Puis Seth s’en revint et dit à Rê-Horakhty, en mentant : "Je n’ai pas trouvé Horus ", alors qu’il l’avait trouvé. Puis Hathor, maîtresse du Sycomore du Sud, se mit en route et trouva Horus couché, pleurant sur le gébel. Elle attrapa une gazelle, lui tira du lait et dit à Horus
- Ouvre les yeux, que j’y mette ce lait. Il ouvrit les yeux et elle y mit ce lait. Elle en mit dans l’œil droit, elle en mit dans l’œil gauche, puis lui dit :
- Ouvre les yeux. Il ouvrit les yeux. Elle les examina et les trouva guéris. Elle alla dire à Rê-Horakhty :
- Horus est retrouvé. Seth l’avait privé de ses yeux, mais je l’ai remis sur pied, et le voici. L’Ennéade déclara :
- Fais convoquer Horus et Seth pour les départager. On les amena devant l’Ennéade, et le Seigneur de l’univers dit à Horus et Seth pardevant la Grande Ennéade :
- Allez ! Ecoutez ce que je vous dit : mangez, buvez, laissez-nous en paix, et cessez de vous quereller ainsi tous les jours ! Horus et Seth partent ensemble

Alors Seth dit à Horus :
- Viens ! Passons une agréable journée dans ma maison ! Horus lui répondit
- D’accord ! Tout à fait d’accord ! Le soir venu, on leur déploya des nattes et ils s’allongèrent ensemble. Pendant la nuit, Seth se provoqua une érection, et introduisit son sexe entre les cuisses d’Horus. Mais celui-ci se plaça les mains entre les cuisses et y reçut la semence de Seth. Horus alla donc appeler sa mère Isis à l’aide :
- Au secours, Isis, maman ! Viens voir ce que m’a fait Seth ! Il ouvrit les mains et lui fit voir la semence de Seth. Elle poussa un grand cri, sortit son couteau, lui coupa les mains et les jeta à l’eau ; puis elle les remplaça par d’autres. Elle alla ensuite chercher un peu de pommade douce, et en enduisit le sexe d’Horus. Puis elle lui provoqua une érection, lui plaça le sexe dans un pot et l’y fit éjaculer. Au matin, portant la semence d’Horus, Isis alla au jardin de Seth et dit à son jardinier
- Quel légume Seth mange-t-il ici, de ceux que tu cultives ? Le jardinier lui répondit
- Il ne mange ici, de ceux que je cultive, d’autre légume que des laitues. Alors Isis répandit la semence d’Horus sur celles-ci. Là-dessus, Seth arriva, comme il en avait chaque jour l’habitude, et mangea les laitues qu’il avait l’habitude de manger. Et il conçut de la semence d’Horus. Le jugement recommence

Seth alla ensuite dire à Horus :
- Viens ! Dépêchons-nous, que je plaide en ta présence au tribunal. Et Horus lui dit
- D’accord ! Tout à fait d’accord ! Ils allèrent ensemble au tribunal et se placèrent devant la Grande Ennéade. Puis on leur dit :
- Exposez votre cas ! Seth exigea alors :
- Qu’on me donne la fonction de souverain VSF, parce qu’envers Horus ici présent, je me suis comporté comme un mâle ! Les dieux de l’Ennéade poussèrent un grand cri, vomirent, et crachèrent au visage d’Horus. Mais Horus se moqua d’eux, et prêta un serment par le dieu en ces termes : " Tout ce qu’a dit Seth est faux ! Faites appeler la semence de Seth, et nous verrons d’où elle vous répond. Puis appelez la mienne et nous verrons d’où celle-ci vous répond." Thot, maître des paroles divines, secrétaire de l’Ennéade, posa donc la main sur l’épaule d’Horus et dit :
- Sors, semence de Seth ! Mais elle lui répondit du sein des eaux, de l’intérieur d’un fourré. Puis Thot posa la main sur l’épaule de Seth et dit :
- Sors, semence d’Horus ! Elle répondit :
- Par où sortirai-je ? Thot lui dit :
- Sors-lui par l’oreille ! Mais elle lui répondit :
- Est-ce vraiment par l’oreille que je dois sortir, moi qui suis un fluide divin ? Alors Thot lui dit :
- Sors-lui par le front ! Elle sortit sous la forme d’un disque d’or sur la tête de Seth. Celui-ci devint fou furieux. Il tendit la main pour s’emparer du disque d’or, mais Thot le prit et se le plaça comme couronne sur la tête , et l’Ennéade dit :
- Horus a raison et Seth a tort ! Scène de magie

Alors Seth devint fou de rage. Il poussa un grand hurlement car ils avaient dit : "Horus a raison et Seth a tort !" Puis il jura solennellement par le dieu : "On ne lui donnera pas cette fonction qu’on ne l’ait fait sortir avec moi, que nous ne nous soyons taillé des bateaux de pierre, et que nous n’ayons disputé une course ensemble. Et celui qui battra l’autre, on lui donnera la fonction de souverain VSF." Horus se tailla donc un bateau de sapin et l’enduisit de plâtre, puis le lança à l’eau au crépuscule, sans que personne l’eût vu dans tout le pays. Seth vit le bateau d’Horus et se dit que c’était de la pierre. Il alla jusqu’à la montagne, y trancha un pic, puis s’y tailla un bateau de pierre de cent trente-huit coudées de long. Ils descendirent dans leurs bateaux devant l’Ennéade, et celui de Seth coula au fond de l’eau. Alors Seth se changea en hippopotame et fit couler le bateau d’Horus. Horus saisit son harpon et le lança dans le corps de Seth. Mais l’Ennéade le supplia : " Ne le lance pas contre lui !" Démarche d’Horus auprès de Neith

Il rassembla donc ses armes aquatiques, les déposa dans son bateau et descendit le courant jusqu’à Saïs, pour demander à Neïth la Grande, la mère du dieu : "Fais que je sois départagé d’avec Seth : voici quatre-vingts ans aujourd’hui que nous sommes au tribunal, et personne ne peut nous départager. D’ailleurs, son bon droit ne peut être établi contre moi, tandis que cela fait un millier de fois que, chaque jour, j’ai été proclamé juste contre lui. Mais il ne prend en considération rien de ce que dit l’Ennéade. Si je plaide contre lui dans la salle Voie de la justice, c’est contre lui qu’on me donne raison ! Si je plaide contre lui dans la salle d’Horus Khenty Abou, c’est contre lui qu’on me donne raison ! Si je plaide contre lui dans la salle Campagne des souchets, c’est contre lui qu’on me donne raison ! Si je plaide contre lui dans la salle Bassin de la campagne, c’est contre lui qu’on me donne raison ! Et l’Ennéade a dit à Chou, fils de Rê :
- La vérité éclate dans tout ce qu’il a dit, Horus, le fils d’Isis. Correspondance avec Osiris

Thot dit alors au Seigneur de l’univers
- Fais envoyer une lettre à Osiris, de sorte qu’il départage les deux jeunes gens ! Et Chou fils de Rê eut cette appréciation : " C’est un million de fois juste, ce que vient de dire Thot à l’Ennéade." Le Seigneur de l’univers dit par conséquent à Thot :
- Assieds-toi, et écris une lettre à Osiris, que nous entendions ce qu’il va dire. Thot s’assit pour écrire à Osiris une lettre rédigée en ces termes :

"Le taureau "Lion qui chasse pour lui-même", le nebty "Qui protège les dieux et subjugue le Double-Pays", l’Horus d’or "Qui a inventé les humains lors de la Première Fois", le roi de Haute et Basse-Egypte "Taureau au sein d’Héliopolis VSF", le fils de Ptah "Utile pour les Deux Rives, Qui est apparu comme père de son Ennéade, Qui se nourrit d’or et de toutes sortes de bijoux magnifiques VSF". Veuille nous faire dire ce que nous devons faire pour Horus et Seth, que nous ne prenions pas une décision entachée d’ignorance. A quelque temps de là, la lettre parvint au roi, fils de Rê "Dont l’abondance est grande, Seigneur des provi-sions." Il poussa un grand cri lorsqu’elle lui eut été lue, puis envoya en toute hâte cette réponse à l’endroit où se trouvaient le Seigneur de l’univers et l’Ennéade :

"Pourquoi fait-on du mal à mon fils Horus, alors que c’est moi qui ai fait de vous des êtres puissants ? Et que c’est moi qui ai créé l’orge et le blé pour faire vivre les dieux ; ainsi que le bétail qui suit les dieux, alors qu’aucun dieu ni aucune déesse n’avait découvert comment le faire ?"

La lettre d’Osiris arriva là où se trouvait Râ-Horakhty, siégeant avec l’Ennéade sur la Butte blanche à Xoïs. On la lut devant lui et devant l’Ennéade, et Râ-Horakhty dit :
- Envoie immédiatement pour moi à Osiris une réponse, et dis-lui, à propos de cette lettre :

" Si tu n’étais pas advenu, si tu n’avais pas été mis au monde, l’orge et le blé existeraient bel et bien."

Cette réponse du Seigneur de l’univers parvint à Osiris et elle lui fut lue. Il fit donc écrire de nouveau à Rê-Horakhty :

" Tout ce que tu as fait est plus que parfait, toi qui as inventé l’Ennéade, tandis que c’est à l’intérieur de la Douat qu’on permet que la justice sombre ! Contemple donc la situation, toi aussi. Le pays où je me trouve est peuplé d’anges au visage terrifiant, qui n’ont peur d’aucun dieu ni d’aucune déesse, et, quand je les fais sortir, ils vont chercher le cœur de tous ceux qui commettent de mauvaises actions, et ceux-ci se retrouvent ici avec moi. Pourquoi donc me suis-je retrouvé ici, installé dans l’Occident, alors que vous êtes dehors tous jusqu’au dernier ? Qui parmi eux est plus puissant que moi ? Vois ! Ils ont inventé le mensonge ! Lorsque Ptah le Grand, qui est au sud de son mur, seigneur d’Ankhtaouy, eut fait le ciel, n’a-t-il pas dit aux étoiles qui le peuplent : " Chaque nuit, c’est dans l’Occident, le lieu où se trouve le roi Osiris, que vous devez vous coucher. Et après les dieux, les notables et les gens du peuple se retrouveront tous au lieu où tu te trouves" ? Voilà ce qu’il m’a dit."

De nombreux jours plus tard, la lettre d’Osiris parvint à l’endroit où se trouvait le Seigneur de l’univers, en compagnie de l’Ennéade. Thot reçut la lettre et la lut devan Rê-Horakhty et L’Ennéade. Et tous clamèrent : "La vérité, la vérité est dans tout qu’a dit " Grand d’abondance, seigneur des provisions VSF " Le triomphe d’Horus

Mais Seth demanda : Qu’on nous emmène à l’Ile du Milieu, que je plaide contre lui. Il alla donc à l’Ile du Milieu et on proclama Horus juste contre lui. Alors Atoum, seigneur du Double-Pays, l’Héliopolitain, fit dire à Isis - " Amène Seth, menottes aux mains ! " Isis amena donc Seth, menottes aux mains, tel un prisonnier, et Atoum lui demanda : - Pourquoi ne nous permets-tu pas de vous départager, si tu veux t’adjuger la fonction d’Horus ? Seth lui répondit :
- Non ! Mon bon seigneur. Fais appeler Horus fils d’Isis, et qu’on lui donne la fonction de son père Osiris. On alla donc chercher Horus fils d’Isis. On lui plaça couronne blanche sur la tête et on l’intronisa à la place de son père Osiris, lui disant . " Tu es le roi parfait de TaMéri ! Tu es le seigneur VSF accompli de tout pays, pour toujours et à jamais !" Alors, Isis poussa un grand cri vers son fils Horus : " Tu es le roi parfait ! Mon esprit est en joie, car tu as illuminé la terre de ton éclat !" Puis Ptah le Grand, qui est au sud de son mur, seigneur d’Arikhtaouy, demanda :
- Que va-t-on faire de Seth ? Car en effet c’est à la place de son père Osiris qu’Horus est placé. Rê-Horakhty répondit :
- Qu’on me confie Seth fils de Nout. Il siégera avec moi, tel mon fils ; il tonnera dans le ciel et on aura peur de lui. Alors, on alla dire à Rê-Horakhty : "Horus fils d’Isis est maintenant souverain VSF", et Rê se réjouit très grandement, disant à l’Ennéade : "Criez de joie ! Criez de joie, courbés jusqu’à terre pour Horus fils d’Isis !" Isis conclut :
- Horus est maintenant souverain VSF. L’Ennéade est en fête et le ciel est en joie. Tous ont saisi des guirlandes depuis qu’ils ont vu Horus fils d’Isis grand souverain VSF d’Egypte. Les dieux de l’Ennéade sont intimement satisfaits, et le pays entier est en liesse, depuis que tous ont vu qu’à Horus fils d’Isis a été transmise la fonction de son père Osiris, seigneur de Djédou ! Horus de Behedet contre Seth, dieu du Nord

Il s’est formé autour d’Horus de Behedet, un mythe spécial qui raconte les péripeties d’une lutte analogue engagée avec un dieu du Nord, nommé également Seth. Nous avons donc, à côté du récit preque mythologique de la lutte perpétuelle du fleuve fécondant contre les empiétement de l’élément desertique, une tradition toute différente qui a pour base les combats entre le sud et le nord, entre la population indigène et une tribu étrangère, mais de même type, qui cherchait à se fixer dans le pays, ces combats qui durèrent jusqu’au moment où Ménès réunit sous son spectre toute la vallée du Nil. Le conclusion même de l’histoire montre bien cette divergence d’origine, car si, selon la légende osirienne, Thot donna à Horus le Nord et à Seth le Sud, c’est justement le contraire que dit celle d’Edfou, où Horus devient roi de la haute-Egypte, et Seth, roi du delta.

Cela explique aussi que le dieu Seth, résultat d’une combinaison très ancienne de deux divinités absolument différentes d’origine, ait été aux temps historiques, soit considéré vomme un des grands dieux, placé à côté d’Horus et vénéré en conséquence, soit exécré comme un génie du mal, suivant qu’on le rattachait à l’un ou à l’autre des deux mythes.

Horus, est devenu aux époques historiques le protecteur tout spécial de la royauté egyptienne ; le Pharaon se considère comme son descendant direct, comme son remplaçant sur la terre, et pour mieux affirmer cette relation intime avec le dieu, le roi fait toujours précéder le premier de ses noms, dans son protocole officiel, par le nom même du dieu, devenu un titre. Pour s’expliquer cette conception du roi comme nouvel Horus, il faut se reporter à l’origanisation primitive de l’Egypte à l’époque préhistorique, à sa division en tribus ou en clans ; le plus important de ces clans, celui qui assura peu à peu sa prépondérance sur les autres, celui d’où sortirent les premiers rois d’Egypte, était précisement celui qui avait pour totem le faucon, totem qui finit par se transformer en dieu Horus. Nous aurions alors simplement dans le mythe dHorus de Behedet, le récit légendaire de l’expansion progressive de la légende osirienne.

Les compagnons d’Horus de Behedet, ses principaux auxiliaires dans ses luttes contre Seth, sont nommés les Masniti, -d’un mot qui signifie forgeron, ouvrier en métaux, aussi bien que piquier - qui sont artisans autant que guerriers ; le dieu lui-même est armé du’une mance invisible, d’un épieu très supérieur aux armes de ses adversaires, et qui luiassure la victoire. Ces deux donnés parraissent être un souvenir de la découverte des métaux ou tout au moins de leur introduction en egypte : c’est le clan horien qui les aurait connus le premier et qui, par leur possession, se serait assuré la suprématie sur tout le pays. Dans le mythe parrallèle d’Horus le fils d’Isis, on en trouve aucune donnée sur ce sujet.

Informations sur cet article
  • Auteur(s) : Thomas
  • Publication : 3 mars 2005
  • Mise à jour : 1er juillet 2006
  • Profil(s) : Egyptodingo

Réactions

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  • je suis : vous écrivez des histoires que vous ne connaissez pas vous ne comprenez a rien de l’univers de Misr Mawr vous êtes incultes au savoir du Dieu Roi Roi des Rois Roi des Humains, vous prenez notre héritage pour de la mythologie c’est vous qui êtes des mythos, tout cela n’est en rien votre histoire vous n’êtes que des pilleurs de tombe sacrée vous avez déporter mon peuple occident détournez les messages, Hommes dans tout ce paie sur la terre et la terre est mon royaume. D’abords ce n’est pas Osiris mais Ousir ce n’est pas Seth mais South ce n’est Isis c’est Ioset.vous ne savez pas lire le sacrée gravée, vous n’avez aucune idée sur quoi vous avez à faire les jours qui arrivent, je suis celui qui annonce le retour du Dieu Roi des Rois, Roi des Humains sur la terre. le jour c’est ce que vous appellerai Hommes, APOCALYPSE. CELUI.
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    • Je suis aussi : Hahahah ! Il est drole lui ! Moi je trouve ce texte très bien.
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      • xumi : "APOCALYPSE" C’est tu la signification de ce terme ? Ton Dieu Roi des Rois, Roi des Humains sur la terre nous déjà fait vivre "L’apocalypse" Pour ma part cette version me convient.
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        • sasi612 :

          Oula "je suis", si tu n’es pas d’accord avec cette version donne la nous, ta version.

          Moi je trouve cette version trés bien.


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          • Elcar : La critique est facile mais l’art est difficile. Cette traduction est très bonne et correspond à celle publiée par Gustave Lefebvre, à quelques menus détails près. Donc, rien à redire
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    • Celle ki é pa dacor avc " je suis" : Moi je trouve ce texte un peu trop long ... mais sinon il est vraiment exellent ! j’aimerais étre aussi cultivée ... =)
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      • inepout : merci à l’auteur de cette page, j’ai voyagé en parcourant ces lignes, et quel voyage fabuleux ! La pationnée que je suis, a passé un moment magique en redécouvrant le mythe de Seth et horus.
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