Horapollon

La première tentative de retrouver cette écriture perdue date probablement du IVe ou Ve siècle. Il s’agit d’un traité appelé Hieroglyphica, supposé avoir été écrit par un égyptien de souche nommé Horapollon ou Horus Apollon et qui, plus tard, sera traduit en grec par un dénommé Philippe. Une copie tardive de ce manuscrit, découvert en 1419, suscita un grand intérêt lorsqu’elle arriva à Florence en 1422. Imprimé pour la première fois à Venise en 1505, l’ouvrage continua à être diffusé jusqu’au XVIIIe siècle.

Bien qu’il ait vécu un certain temps après la disparition des hiéroglyphes, il y a tout lieu de croire que l’auteur possédait une certaine connaissance de l’écriture perdue. Toutefois, même si ses explications du système sont souvent correctes, elles sont profondément allégoriques et négligent presque totalement l’aspect phonétique, probablement parce qu’elles étaient destinées à une audience grecque qui a longtemps cru au symbolisme mystique des signes hiéroglyphiques.

Il explique, par exemple, que le mot pour « fils » est représenté par une oie parce que les oies aiment leur progéniture plus que les autres animaux. L’image de l’oie est effectivement utilisée pour écrire le mot « fils » mais seulement comme un phonogramme, également utilisé comme tel dans des mots qui n’ont rien à voir avec les oies ou la progéniture.

Les explications allégoriques d’Horapollon eurent une grande influence sur les penseurs de la Renaissance et son système domina les tentatives de déchiffrement pour les siècles suivants.


source : http://www.bubastis.be
Informations sur cet article
  • Auteur(s) : Thomas
  • Publication : 3 mars 2005
  • Mise à jour : 24 mars 2005
  • Profil(s) : Egyptologue

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