Egyptologues

Johan Åkerblad

Possédant une bonne connaissance des langues orientales, le diplomate suédois Åkerblad obtient en 1802 une copie de la pierre de Rosette. Tout comme le baron de Sacy, il compare le texte démotique et le texte grec et publie une analyse des noms propres grecs cités dans l’inscription en caractères démotiques. Persuadé qu’il s’agit d’une langue purement alphabétique, il déduit un court alphabet égyptien démotique. Mais lorsqu’il tente d’appliquer le résultat de ses recherches au reste du texte démotique, il ne parvient à déchiffrer qu’une soixantaine de mots. À l’exception de quelques notes, il ne poursuivra pas ses recherches.

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James Henry Breasted

Il est l’une des plus grandes autorités en ce qui concerne l’Égypte antique. Professeur d’égyptologie à l’Université de Chicago, il a conduit des expédition archéologiques en Égypte, en Mésopotamie, en Palestine, et en Perse.

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Lord Carnarvon

George Edward Stanhope Molyneux Herbert, Lord Carnarvon, est né le 26 juin 1866 au château de Highclere, Newbury, Berkshire, Angleterre. Il devient à 23 ans, à la suite du décès de son père, le cinquième comte Carnarvon et se trouve à la tête d’une fortune colossale et du château avec 145.000 hectares (36 000 acres). Il se marie en 1895 avec Almina Wombwell. Il est grièvement blessé à l’âge de 34 ans à la suite d’un accident de voiture. Il en souffrira toute sa vie. Ses nombreuses lectures durant sa longue convalescence et notamment celle du livre de Gaston Maspero le décide à partir pour l’Égypte pour acheter une concession et pouvoir faire des fouilles.

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Howard Carter

Né en 1874, fils d’un peintre animalier, dont il a hérité des talents de dessinateur, Howard Carter a dix-sept ans lorsqu’il est présenté à Percy Newberry, un jeune égyptologue de l’Egypt Exploration Fund, qui l’engage pour recopier à l’aquarelle les fresques des tombes de Beni Hassan.

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Jean-François Champollion

Élève hors du commun, il est capable de parler le latin à l’âge de neuf ans, l’hébreu à treize ans et l’arabe à quatorze ans. Dès le lycée, il se passionne pour l’étude des hiéroglyphes égyptiens et grâce à son frère Champollion-Figeac, il réussit à se procurer une copie des inscriptions de la pierre de Rosette, qui ont la caractéristique d’être écrites en hiéroglyphes et en grec (également en démotique). Comprenant que le déchiffrement de cette langue oubliée depuis des siècles passe par l’étude des langues voisines, il monte à Paris pour étudier le copte et l’éthiopien.

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Jean-Yves Empereur

Chercheur au CNRS, directeur du Centre d’Études Alexandrines. Il dirige depuis plus d’une dizaine d’années les fouilles archéologiques dans la ville d’Alexandrie, sur terre et sous les mers.

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Arthur John Evans

Sir Arthur John Evans (8 juillet 1851 - 11 juillet 1941) était un archéologue anglais. Il fit de nombreux travaux en Grèce et en Crète, et a largement contribué aux fouilles de Cnossos.

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Horapollon

La première tentative de retrouver cette écriture perdue date probablement du IVe ou Ve siècle. Il s’agit d’un traité appelé Hieroglyphica, supposé avoir été écrit par un égyptien de souche nommé Horapollon ou Horus Apollon et qui, plus tard, sera traduit en grec par un dénommé Philippe. Une copie tardive de ce manuscrit, découvert en 1419, suscita un grand intérêt lorsqu’elle arriva à Florence en 1422. Imprimé pour la première fois à Venise en 1505, l’ouvrage continua à être diffusé jusqu’au XVIIIe siècle.

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Edme Jomard

Jomard part en février 1798 comme capitaine dans l’expédition d’Égypte et rédige pour l’Institut du Caire des mémoires sur l’archéologie. En 1803, de retour en Europe, il est nommé membre de la commission d’Égypte pour établir le catalogue des hiéroglyphes. Il écrira six volumes de commentaires : Sur les signes numériques des anciens Égyptiens (1816-1819). Il revendiquera la paternité des résultats de Champollion présentés en septembre 1822.

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Athanase Kircher

En 1643 Athanase Kircher donne, sous le titre de Lingua aegyptiaca restituta, le texte et la traduction d’un manuscrit arabe recueilli en Orient par Pietro della Valle. Il s’agit d’une scala (la Scala vat. copte 71), c’est-à-dire un lexique copto-arabe organisé en familles de mots, auquel s’ajoute un traité de grammaire. Il semblerait en fait que Kircher ait détourné à son profit le travail de publication que Thomas Obicini (Thomas de Novarre) avait entrepris avant lui.

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Victor Loret

Victor Loret 1859 - 1946 est un égyptologue français. Il séjourne à plusieurs reprises en Égypte et publie son premier ouvrage, L’Égypte aux temps des pharaons, en 1898. Loret est nommé, en 1897, directeur général des Antiquités égyptiennes. Il réalise de nombreuses fouilles et découvre, par hasard, dans une anfractuosité de la montagne thébaine, nom loin de Deir el-Bahari, la tombe de Thoutmosis III. La même année, dans la Vallée des Rois, il met au jour l’entrée de l’hypogé d’Aménophis II parmi d’autres. Loret professa l’égyptologie à Lyon.

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Nicolas Peiresc

Collectionneur, passionné de sciences, ce notable d’Aix-en-Provence joua un rôle remarquable dans la diffusion des idées et des informations auprès des différents cercles d’érudits européens de son époque. En 1620, il reçoit une petite stèle en fritte émaillée bleu turquoise provenant d’Alexandrie sur laquelle des personnages peints sont accompagnés de noms hiéroglyphiques. En 1626, divers papyrus lui sont également envoyés.

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Sylvestre Sacy

Sylvestre de Sacy est le premier à étudier la partie démotique de la pierre de Rosette sur base d’un fac-similé qu’il reçut en 1802. Il suppose que cette écriture cursive devait être alphabétique plutôt que figurative. S’appuyant sur une affirmation de Plutarque selon laquelle l’alphabet égyptien comprenait 25 signes, il classe les signes démotiques en 25 groupes. En s’aidant du grec il parvient à identifier les groupes de caractères correspondants aux noms propres Ptolémée, Arsinoë, Alexandre et Alexandrie ainsi que quelques noms communs.

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Manéthon de Sebennytos

Manéthon de Sebennytos (IIIe siècle av. J.-C.), prêtre égyptien qui avait écrit en grec, à la demande de Ptolémée Ier Sôter, l’histoire de l’Égypte (Ægyptiaca) en trente volumes. Celle-ci n’est malheureusement connue que par des citations fragmentaires et souvent déformées, données principalement par Flavius Josèphe, historien juif, et par les chronographes chrétiens Sextus Julianus Africannus (vers 202 ap. J.C.) et Eusèbius (vers 325 ap. J.C.)

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Auguste-Édouard Mariette

Il dit du signe hiéroglyphique qui représente un canard : « Le canard égyptien est un animal dangereux : un coup de bec, il vous inocule le venin et vous êtes égyptologue pour la vie », après s’être pris de passion pour l’égyptologie et avoir appris les hiéroglyphes et le copte.

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Gaston Maspero

Gaston Maspero est né à Paris France le 24 juin 1846. D’origine italienne, cet égyptologue français autodidacte fut d’abord répétiteur à l’École pratique des hautes études, puis reçut la chaire de philologie et antiquités égyptiennes du Collège de France à l’âge de 26 ans. Il la conservera jusqu’à sa mort en 1916. Les cours qu’il y donna pendant neuf ans, couvrant tous les aspects de l’histoire, de la langue et de la civilisation égyptienne, formèrent toute une génération d’égyptologues.

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Flinders Petrie

Sir William Mathew Flinders Petrie (*3 juin 1852) est un archéologue anglais. Professeur d’égyptologie au University College de Londres, il a dirigé des chantiers en Égypte et en Palestine.

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Thomas Young

En 1813, Thomas Young tente de déchiffrer la pierre de Rosette et découvre la relation avec le copte en reconnaissant dans le texte grec plusieurs noms de mois coptes. Par tradition, le calendrier copte est resté identique à ce qu’il était dans le passé : il s’agit en fait du calendrier égyptien. En l’occurrence, le grec transcrit donc tout simplement l’égyptien.

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Informations sur cet article
  • Auteur(s) : Thomas
  • Publication : 3 mars 2005
  • Mise à jour : 30 mars 2005

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