Les dynasties égyptiennes

Cinquième dynastie

de -2508 à -2350

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La Ve dynastie (env. 2508 à 2350 av. J.-C.) va abandonner les pyramides monumentales pour des pyramides de dimension plus modestes, car le pays n’a plus besoin de grands projets pour l’unifier. Le plus connus des souverains de cette dynastie est Ounas, en raison des Textes des pyramides que Gaston Maspero a trouvé dans son monument et qui donne une idée des croyances des anciens Égyptiens sous l’Ancien Empire. Sous cette dynastie un nouvel emplacement est choisi pour la nécropole royale à Abousir au nord de Saqqarah. Cinq pharaons parmi neuf s’y firent édifier leur sépulture avec celles des reines, et plus au nord édifièrent au moins deux temples solaires à Abou Ghorab (Ouserkaf et Niouserré).

Une légende fait référence à une prophétie qui aurait été annoncée par un vieux mage à Khéops, selon laquelle le dieu Ré en personne choisirait une prêtresse d’Héliopolis afin de mettre au monde les princes qui règneront à la suite de la IVe dynastie.

Selon l’égyptologue allemand Borchardt, les rois Ouserkaf et Sahourê aurait été les fils de Chepseskaf (IVe dynastie) et de la reine Khentkaoues, fille de Mykérinos. Selon Grgseloff, Ouserkaf, fondateur de la dynastie, aurait été fils de la princesse Neferhotepes, fille du roi Djédefrê, et d’un prince qui fut peut-être grand prêtre d’Héliopolis, ce qui justifierait mieux encore l’ascendance prise par le culte de Rê. La couronne serait donc passé, par un coup d’état, à une branche cadette. Sahourê et Néferirkarê Kakaï, par contre, fils de Chepseskaf et Khentkaoues, appartiendraient à la branche légitime.

A partir de la Ve dynastie, chaque maison (administrations) se subdivise en deux (une pour la Haute-Égypte et une pour la Basse), excepté celle des eaux. Un organe administratif supérieur, le Conseil des Dix, regroupe les directeurs de différentes « maisons ». La machine administrative s’alourdit. Une importante classe de scribes se développe.

La pratique de l’hérédité des charges contribue à un cumul de bénéfice au sein des grandes familles, mais les carrières restent ouvertes, la compétence et la méritocratie étant des valeurs hautement affirmées. Sous les Ve et VIe dynasties, l’administration se développe aussi à l’échelon provincial et s’y enracine, finissant par développer des pouvoirs autonomes concurrents de l’échelon central.

Abydos devient la ville sainte d’Osiris lors du développement de son culte sous la Ve et la VIe dynastie. Le roi vivant est assimilé à Horus, dieu faucon maître du ciel, fils d’Osiris, tout roi défunt devenant Osiris, promis à renaître pour l’éternité. Le mythe d’Osiris fonde la permanence dynastique sur une succession de père en fils (Horus voit ses droits au trône reconnu contre son oncle Seth). En sa qualité d’héritier du démiurge, le roi reste soumis à l’ordre inhérent à la création, qu’il ne peut transgresser. Il en est le garant. Cette notion d’ordre universel, la Maât, fonde et justifie le la pratique du pouvoir d’Etat.

  • [vers 2495-2485] Sahourê
  • [vers 2485-2465] Néferirkarê Kakaï
  • [vers 2465-2455] Chepseskarê
  • [vers 2455-2445] Neferefrê (Rêneferef)
  • [vers 2445-2415] Niouserrê Ini
  • [vers 2415-2405] Menkaouhor Akaouhor
  • [vers 2405-2365] Djedkarê Isési
  • [vers 2365-2345] Ounas
  • [vers 2345-2335] Téti ("Horus Seheteptaouy")

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ve_dynastie_%C3%A9gyptienne
Informations sur cet article
  • Auteur(s) : Thomas
  • Publication : 24 janvier 2006
  • Mise à jour : 24 janvier 2006
  • Profil(s) : Egyptologue

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