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Jean-François Champollion dit Champollion le Jeune (né le 23 décembre 1790 à Figeac Lot et mort le 4 mars 1832 à Paris) est un égyptologue français. Déchiffreur des hiéroglyphes, il est considéré comme le père de l’égyptologie. Il disait de lui-même : « Je suis tout à l’Égypte, elle est tout pour moi ».
Élève hors du commun, il est capable de parler le latin à l’âge de neuf ans, l’hébreu à treize ans et l’arabe à quatorze ans. Dès le lycée, il se passionne pour l’étude des hiéroglyphes égyptiens et grâce à son frère Champollion-Figeac, il réussit à se procurer une copie des inscriptions de la pierre de Rosette, qui ont la caractéristique d’être écrites en hiéroglyphes et en grec (également en démotique). Comprenant que le déchiffrement de cette langue oubliée depuis des siècles passe par l’étude des langues voisines, il monte à Paris pour étudier le copte et l’éthiopien. À cette époque, il écrit à son frère :
« Je me livre entièrement au copte. Je veux savoir l’égyptien comme mon français parce que sur cette langue sera basé mon grand travail sur les papyrus égyptiens. »
Champollion, 1807 (il a dix-sept ans)
Devenu professeur-adjoint d’histoire, il se lance à corps perdu dans le déchiffrement des hiéroglyphes. Le 27 septembre 1822, il écrit la Lettre à M. Dacier relative à l’alphabet des hiéroglyphes phonétiques dans laquelle il fait part de sa découverte d’un système de déchiffrement des hiéroglyphes.
« C’est un systeme complexe, une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique, dans un même texte, une même phrase, je dirais presque dans un même mot. »
Champollion, 1822
Il faudra encore deux ans à Champollion pour publier son Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens et ouvrir les portes de l’égyptologie scientifique. De 1828 à 1830, il réalise enfin son rêve et part pour une mission scientifique en Égypte. De retour à Paris, il est élu à l’Académie des inscriptions et belles-lettres et obtient la chaire d’Antiquité égyptienne au Collège de France. Mais, épuisé par ses travaux il meurt à Paris le 4 mars 1832 à l’âge de 42 ans et est enterré au Cimetière du Père Lachaise à Paris.
Son nom a été donné à un lycée de Grenoble.
Lycée de Grenoble
Étude des langues orientales à Paris
professeur-adjoint d’histoire à l’université de Grenoble
Conservateur du Musée égyptien du Louvre
Chaire d’Antiquité égyptienne au Collège de France.
1822, Lettre à M. Dacier relative à l’alphabet des hiéroglyphes phonétiques (des extraits de la Lettre à M. Dacier sont disponibles sur Toutankharton)
1824, Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens.
1826, Lettres à M. le Duc de Blacas d’Aulps.
1827, Notice descriptive des monuments égyptiens du Musée Charles X.
1828, Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens ou Recherches sur les élémens premiers de cette écriture sacrée, sur leurs diverses combinaisons, et sur les rapports de ce système avec les autres méthodes graphiques égyptiennes.
1836, Grammaire égyptienne (posthume)
1841, Dictionnaire égyptien en écriture hiéroglyphique (posthume)
Champollion, héritier du peuple Kagoth de Joël Polomski et Gilles Faltrept, 1990, édité par l’Association des Collectionneurs de Figeac, ISBN 2-9502 652-1-9
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